Pourquoi voyager en Mongolie ?

La Mongolie, immense nation bordée par les puissances politiques que sont la Chine et la Russie, est depuis longtemps une destination méconnue qui a réussi à échapper à l’assaut du tourisme de masse. Dans ce pays, les voyageurs sont à la recherche d’une expérience différente des vacances conventionnelles ; il s’agit d’un pays qui offre un univers distinct et éloigné de l’environnement familier. Dans cet article, vous découvrirez les principales raisons qui doivent motiver les visiteurs à se rendre dans ce pays.

Le désert de Gobi

Le désert de Gobi, qui couvre une grande partie du sud de la Mongolie, est le cinquième plus grand désert du monde. Souvent surnommé « désert de l’ombre des pluies », il se situe dans une zone géographique caractérisée par les montagnes de l’Himalaya, qui empêchent les nuages chargés de pluie de passer de l’océan Indien aux étendues désolées du désert de Gobi. Le terrain est un mélange de steppe, de sable et de chaînes de montagnes rocheuses. Contrairement au rythme intimidant de l’équitation, la randonnée à dos de chameau offre un voyage confortable à travers le paysage désertique. Dans l’immensité du Gobi se trouvent les fameuses falaises enflammées, un site historique connu pour les premières découvertes d’œufs de dinosaures fossilisés au début des années 1920.

Le rapprochement avec la nature à dos de cheval

Le voyage à cheval est un moyen authentique de rencontre avec la nature. Dans la culture mongole, les chevaux occupent une place d’honneur, attestée par des découvertes archéologiques qui révèlent la présence d’une dentisterie équine dans la région, il y a plus de 3 200 ans. En Mongolie, les traditions d’élevage se maintiennent et les habitants maîtrisent souvent l’équitation, une tradition qui favorise le lien entre les aspects urbains et ruraux de la vie mongole. Le pays est propice aux expériences équestres, allant de brèves excursions à des randonnées approfondies de plusieurs jours, en fonction du niveau d’expérience du cavalier. Malgré une stature réduite, les chevaux mongols sont à la fois robustes et agiles.

La chasse à l’aigle

La chasse à l’aigle, également connue sous le nom de berkutchi, est en effet une tradition ancienne parmi les cultures nomades d’Asie centrale, qui dressent le majestueux aigle royal pour la chasse. La relation entre l’aigle et son maître est empreinte de respect mutuel et de partenariat, le processus de dressage commençant dès le plus jeune âge des aigles, souvent juste après leur envol. Les chasseurs, appelés berkutchi, sont vénérés au sein de leur communauté pour leur habileté et le lien profond établi avec leurs aigles. En Mongolie, le festival de l’aigle royal souligne la tradition des chasseurs d’aigles à travers des compétitions qui mettent à l’épreuve leurs compétences et les capacités de leurs aigles, telles que la capture de fourrures traînées par des chevaux ou des simulations de chasse directe.

L’héritage chamanique

Parallèlement, l’héritage chamanique de la Mongolie, qui remonte à la période néolithique, se manifeste visiblement au sommet des montagnes et des collines par des structures symboliques connues sous le nom d’ovoos. Décorés de crânes de chevaux et de tissus bleus – une teinte qui dénote le culte du ciel – ces ovoos signifient une vénération durable pour le « ciel bleu éternel » et les esprits familiaux. Consigné par les premiers anthropologues occidentaux, ce système de croyance animiste souligne l’interconnexion de toute existence avec les entités célestes et terrestres. Les rituels de transe et la divination pratiqués par les chamans mongols, qui sont aujourd’hui plus de 20 000, témoignent de la renaissance des pratiques chamaniques dans la Mongolie post-démocratique.

L’expérience spirituelle

Le paysage spirituel de la Mongolie est varié et complexe, le bouddhisme tibétain ayant pris racine dans la région après la conversion des dirigeants mongols à la fin du XVIe et au XVIIe siècle. Le monastère d’Erdene Zuu est un témoignage important de l’influence bouddhiste dans l’histoire de la Mongolie, même si les pratiques chamaniques ont connu un renouveau à l’époque moderne. Le rôle du chaman dans la culture mongole en tant que médiateur entre les domaines spirituel et physique souligne le lien spirituel profond que de nombreux Mongols ressentent avec leur environnement et leur histoire.

Les options de trekking

La diversité des paysages du pays, depuis les chaînes de montagnes imposantes et les forêts de taïga vierges jusqu’au vaste désert de Gobi, crée un terrain de jeu pour les aventuriers amateurs de randonnées et de trekking. En Mongolie, les visiteurs disposent de la liberté de tracer des itinéraires de randonnée personnalisés un peu partout. Les régions occidentales et septentrionales offrent des sentiers plus ambitieux et plus isolés, la chaîne de montagnes Kharkhiraa présentant un mélange particulièrement intéressant de pics de haute altitude, de cascades et d’anciens sites archéologiques sur fond de culture nomade.

La riche histoire du pays

Profonde et complexe, l’histoire de la Mongolie englobe des périodes allant du règne impérial de Gengis Khan à des périodes d’influence communiste. L’empire mongol, autrefois colossal, qui s’étendait des frontières de la Chine orientale jusqu’à la Perse, était considéré comme le plus grand empire d’un seul tenant de l’histoire. Gengis Khan est vénéré comme une figure unificatrice qui a consolidé les différentes tribus nomades d’Asie centrale. L’héritage durable de Gengis Khan est immortalisé par des monuments, des produits et des institutions dans tout le pays, y compris la statue équestre grandiose au bord de la rivière Tuul. Le paysage urbain du pays, en particulier à Oulan-Bator, est encore marqué par l’architecture de style soviétique et reflète la révolution mongole du début du 20e siècle, inaugurée par l’arrivée d’un gouvernement communiste.

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